De l’Iran à la surveillance de masse : la double guerre de Palantir

«  L’Iran est le théâtre où tout ce que Palantir construit depuis vingt ans devient lisible.  »

Derrière les leçons sur l’Antéchrist et la hype des Croisades algorithmiques, l’entreprise de Peter Thiel et Alex Karp s’est rendue indispensable au fonctionnement des États.

Mais de l’Ukraine à l’Iran, elle configure aussi les lignes de front.

Dans un entretien de fond, Olivier Tesquet, co-auteur d’Apocalypse Nerds (Divergences, 2025) étudie la géopolitique d’une «  entreprise totémique du XXIe siècle  ».

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Trump a joué — Khamenei est mort.

Mais le Moyen-Orient n’est pas un échiquier dont les hommes forts pourraient bouger les pions à leur guise.

Pour la championne d’échec iranienne exilée en France Mitra Hejazipour, après l’heure des prédateurs s’ouvrira le temps des sociétés.

Alors que la guerre d’Iran s’étend désormais à seize pays, le Pakistan et l’Afghanistan voisins sont eux aussi engagés dans un conflit ouvert.

Si ces deux théâtres sont distincts, leurs interdépendances pourraient créer un embrasement régional.

Pour comprendre la géopolitique de cette Asie intermédiaire, il faut revenir à l’histoire — Christophe Jaffrelot signe une étude fouillée.

La guerre — le pétrole — le dollar.

Le cycle qui s’est ouvert au Moyen-Orient après l’opération lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran a quelque chose d’étrangement familier.

Mais si la dynamique politique profonde de cette crise est fondamentalement différente, il faut se préparer à entrer dans une instabilité structurelle.

Entretien avec Helen Thompson, autrice d’une Histoire politique du monde fossile (Flammarion, 2024).

Chanter dans la rue, partager des messages ou des photos sur Telegram  : dans la Russie de Poutine, des pratiques autrefois banales sont devenues des crimes punis par un État répressif.

Même la presse autorisée par le Kremlin tire un signal d’alarme  : si les Russes ordinaires commencent à sentir la pression géopolitique dans l’intimité de leurs vies quotidiennes, il y a problème.

Guillaume Lancereau analyse une tendance.